Travail de fourmi

Au niveau de ma productivité, en tout, j’ai un défaut, c’est que je fais principalement du travail de fourmi. Je procède toujours par petites touches invisibles qui ne produiront un effet que si l’effort est maintenu sur une longue durée ou renouvelé très régulièrement.
Par exemple, en cours, je faisais toujours des dessins minuscules qui peinaient à couvrir plus d’un dixième de la surface ou, quand ce n’était pas le cas, le trait était si fin et peu marqué que l’ensemble disparaissait avec le recul. Des œuvres de myope, tout dans les détails et pas de vision.

Cette tendance se retrouve dans des domaines totalement différents que le visuel. Devant n’importe quelle problématique mon approche naturelle sera toujours d’aller vers la complexité et l’originalité plutôt que l’efficacité d’une approche frontale. Ainsi, le chemin vers la solution va se trouver morcelé en un ensemble d’étapes (qui elles-même peuvent donner lieu à des innovations subtiles supplémentaires) qui au final vont retarder l’accomplissement de la tâche initiale. Il y a une perversion additionnelle à ce phénomène qui est que, plus le travail demandé est facile, connu, évident, plus mon esprit s’emballera pour trouver une façon innovante de l’aborder. C’est un besoin maladif de ne jamais marcher sur mes pas, une soif de nouveauté constante.

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