Q.I. Comment nommer les « surdoués » ?

Récemment, j’ai commenté un peu longuement sur cette question dans un blog, voici ce que ça m’a inspiré:

« Ce sujet est vraiment LE sujet permanent qui est soulevé dès qu’on aborde le Q.I. Tout le monde semble d’accord pour dire que tout les termes sont impropres et c’est vraiment un casse-tête impossible.

Pour ma part, je trouve que « précoce » est le pire de tous (pour toutes les raisons déjà évoquées), les abréviations de type HP EIP, etc sont à laisser au psys et n’ont rien à faire dans le langage courant, quant aux « zèbres » et autre termes codés, ils sont sympatiques comme signe de ralliement communautaire, mais ne font qu’ajouter aux confusions déjà nombreuses.
Les termes les plus appropriés restent « haut potentiel » (« intellectuel » en option si nécessaire) ou « surdoué ».
Mais ce qui est dérangeant et qui fait que je garde toujours des « guillemets » dans la voix en parlant de « surdoué » c’est que justement, un « surdoué » n’est généralement pas un surdoué de sa discipline au même titre qu’un surdoué du ballon ou de la politique. Le terme de surdoué n’est pas réservé à l’intelligence et désigne l’exceptionnel c’est un terme à rapprocher du génie et qui sort de la norme au point de ne plus être mesurable.
Mais un haut QI ce n’est que le haut d’une norme et elle est le résultat d’une mesure. Si on calculait, le « quotient tennistique » des pratiquants de ce sport n’importe quel amateur entraîné atteindrait facilement un quotient de 140 (il suffit d’être le meilleur d’une cinquantaine de quidams tirés au hasard) mais cela ne lui garantirait pas de gagner le moindre tournoi. De la même façon, on pourrait mesurer le « quotient de taille » d’un échantillon de population. Dans ce cas les plus hauts quotients autour de 160 n’auraient probablement que quelques centimètres de plus que la moyenne.
Pour identifier un génie du tennis ou un vrai géant, il faut autre chose qu’un simple outil statistique. Des tournois et des comparaisons sans fin. Pareillement, si cela présentait le moindre intérêt pour recruter de vrai surdoués de l’intelligence, il faudrait comparer les gens testés entre eux.
Pour moi c’est tout le noeud du problème, les termes surdoués ou haut potentiel sont culpabilisant et produisent une espèce d’obligation de résultat. Au final, le terme le plus logique serait simplement « haut QI ». Car objectivement, la seule chose que mesure le QI c’est le QI lui-même !
Les Wechsler et autres nous sont très utiles pour identifier et certifier cette différence que nous avons tous vécu dans notre chair. Mais, je ne sais pas comment appeler cette fragile membrane qui nous sépare de nos contemporains. Dans la caverne de Platon nous serions juste un petit rang derrière, suffisamment pour voir des choses interdites à nos camarades mais très loin du monde des idées réservé aux génies.
Depuis mon enfance, dans mes relations aux autres, je suis à la recherche de l’équilibre entre la fausse-modestie et une supériorité involontairement blessante.
Alors en résumé: « surdoué », oui mais sans oublier le gouffre qui le sépare de l’exception du génie ! »
Avril 2014
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