Les échecs

Cet endroit est une poubelle!

Et comme, je crois beaucoup au recyclage (on pourrait même dire que c’est une maladie), j’y jette uniquement ce qui pourrait me resservir un jour. En effet, comment fait-on pour se débarasser d’une pensée obsédante, sinon en la formulant une bonne fois pour toute. Une fois mise-en-forme on sait qu’on peut la relire, quand on veut, sans effort supplémentaire de mémoire, en ménageant ses neurones. De plus, on peut reconsidérer l’idée de l’extérieur avec du recul, on peut prendre la distance de l’ironie, ou mesurer le chemin parcouru. Au pire, on risque seulement de construire une véritable pensée, qui sait ?

L’écrit c’est le commencement de l’histoire, il parait. Diantre, je suis en train de sortir de la préhistoire!

Je suis donc mon premier lecteur, et je suis également le public auquel je pense en écrivant. Sinon, j’espère que tout autre esprit égaré dans ces pages, s’y sentira quand même pas trop mal. J’essaie d’entretenir mes paysages intérieurs avec suffisament d’autodérision pour ne pas rebuter ni choquer un passant inopiné. Fatalement, mes démons personnels surgiront dans ces élucubrations, mais je leur mettrai des oreilles de lapin pour mieux les domestiquer. Ça s’appelle probablement du refoulement, mais on oublie que le refoulement est avant tout un réflexe de survie, un effet secondaire de l’intelligence pour nous mettre à l’abri de la folie.

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