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Rapport de Procrastination

Cela fait 2 jours que j’erre dans un butinage apparemment sans but. Et il le restera si je ne fixe rien de mes recherches et que je reparte demain sur les mêmes chemin. Pourtant, je pense avoir fait des trouvailles qui en valent la peine.

Hier, le clou de mes égarement était les émissions de Julian Assange sur la Télévision d’état « Russian Television » (RT). De recevoir des points de vues aussi peu politiquement correct que le leader du Hezbollah puis un alliés des « Black Panther » devenu supporter de Reagan et enfin un ex-anti-communiste russe revenu du côté de la révolution; d’assister à de tels échanges si verts, si inédits si contraire à la soupe populaire de la télé de mon enfance m’a fait jubiler ! J’ai eu l’impression d’être devant le média de demain.

Sur cette lancée, je veux énumérer mes nouveaux héros du moment : A côté du Julian Assange, il y a le regretté Aaron Swartz (dont je n’aurai jamais connu le tragique destin s’il ne s’était suicidé) il y a Noam Chomsky, Jérémie Zimmermann (de la quadrature du Net) le mouvement des 99% et toute sa conjugaison du verbe « Occupy ».

Internet est vraiment un outil fabuleux et dangereux à la fois.

Mon butinage récent a donc consisté à tisser autour de “@jerezim » la toile de ses abonnements Twitter. Ce qui m’a permis de constater que comme moi il tente de se passer des services gratuits un peu chers (en vie privée) de Google. Après quelques abonnements (twitter) aux contacts consultés, je me suis retrouvé à consulter mon propre gmail (récemment vidé de son contenu dans le but de l’effacer complètement). Et là, surprise, je constate que j’ai ouvert mon compte dropbox depuis un Samsung. inquiet je consulte la dropbox et ne trouvant pas le mot de passe je le réclame à nouveau et je constate que la dropbox n’est pas la mienne. Un inconnu m’a offert une dropbox quasi vide (une seule photo, en fait).

Puis, je ne sais quel lien sur un joueur de didgeridoo, me mit automatiquement sur youtube dont j’avais oublié les liens avec google. Et là, traqué par google qui connait mon identité voilà youtube qui me recommande une vidéo sur Dieudonné, donc sans aucun rapport direct avec ce que j’étais en train de visionner. Moi qui cherche à bien séparer mes vies professionnelle, privée (Voire même de séparer ma vie intérieure de mes autres vies ! ), me voici percé à jour par google. Il est vraiment temps de faire de l’ordre dans mon placard à cookies et à en fermer l’accès.

Google est comme mes enfants: il est devenu trop grand, il connait toutes mes cachettes!

A part ça, la moisson du jour n’est pas terrible. Je suis passé par un e-book, téléchargé il y a quelques temps. Une espèce de « liff » selon la définition de Douglas Adams (« The Meaning of Liff »). C’était « You Are Being Lied To (The Disinformation Guide to Media Disinformation) » une compilation de texte de Russ Kick en relation avec le site disinfo.com.

Trompé par un premier texte de Noam Chomsky. J’ai été visité le site pensant qu’il changerait ma vie! Mais il est tellement saturé par des histoires d’ovni et de complots planétaires que je vais m’empresser de l’oublier.

Une info étonnante, sur un film que j’ai évoqué ici: le vrai Henry, celui qui a inspiré « Portrait of a serial killer » aurait été le seul condamné à mort gracié par Georges W Bush, qui par ailleurs a été un champion de la peine de mort lors de son mandat au Texas.

L’auteur de l’article est David McGowan, qui s’avère être un docteur ès complot qui explique dans le travail d’une vie que le mouvement hippie dans son ensemble est né d’un complot de militaires qui endoctrinèrent leur enfants pour en des idôles qui détourneraient la jeunesse de combats idéologiques plus radicaux. Toute une jeunesse dorée serait née d’une seule communauté à « Laurel Canyon » dont (Zappa ou Jim Morrison auraient été membres).

Une machination d’une telle ampleur est juste risible. D’une certaine façon le complot est presque vrai sauf qu’il s’appelle juste la vie en société.

On est tous soumis à ce complot qui fait qu’on subit une éducation et on vit des révoltes qui sont celles de notre époque et on commet les erreurs de notre temps. Sans réelle liberté, comme animaux sociaux on est tenu à une certaine norme sociale à moins d’être écarté. Et les normes des communautés hippies californiennes sont assez différentes de notre temps.

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Note de publication: Ce mot est resté non publié depuis février. Très décousu voire illisible, il est néanmoins fidèle à ce qu’il annonce *rapport de procrastination ». Je décide de le publier quand même sans le reprendre par flemme ou pour lui conserver le côté à vif…

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