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Donne, mère, la chic fille Bessie!

« 1234567890 », c’est ce qui est codé dans cette phrase énigmatique. Mes errances ludiques et serendipitaires m’ont fait découvrir un code mnémotechnique rendu populaire par Aimé Paris (à qui on doit aussi une méthode populaire de sténo). Il semblerait que c’est ce genre de méthodes qui permet à des personnes tout à fait moyenne de participer à des concours ou il s’agit de mémoriser un maximum de décimales de pi, ou, en un temps limité, des séquences de nombres aléatoires impressionnantes.

Le code est phonétique : à chaque chiffre correspond une consonne, les voyelles ne servant que de remplissage. Le 1 correspond donc à « d » ou « t » les deux sons étant proches du point de vue phonétique. Le « p » et le « b » sont confondus également pour représenter le 9, comme le sont « f » et « v » de 8. Dans le cas du 6 le choix est encore plus vaste: ça va de « dj » de jack au « ch » de « chimie » mais « tch » est autorisé également, je crois, dans la version anglo-américaine du code.

Pour compléter le code, il reste 2, 3, 4, 5 qui sont les valeurs phonétique de n, m, r et l dans le même ordre. Les sons « k » et le « g » dur de « gars » sont attribués à 7. Quant au zéro, il est tenu par les sons « z » ou « s ».

Ce que j’aime dans cette technique c’est la liberté laissée de trouver des phrases variée pour représenter une même séquence. Ont peut donc être créatif dans la composition du meilleur code et trouver celui qu’on mémorisera le mieux. Par exemple, si on n’aime pas Bessie Smith on pourra trouver des variantes à l’infini (ou presque):

« Tiens, nu m’enroule. J’y vois passer.. »

« Tu ne me relâches ! Vu? Pas ça! « 

« Tu ne mords les cheveux pas sots. »

etc.

Desperate moves are my speciality !

I never think as hard as in lost games, which is often a waste of my energy. An unfortunate side effect of this is that I am careless and overconfident in games I should be winning.