Posts Tagged ‘ pourquoi? ’

Liberté relative

Si on y regarde bien on n’est pas libre !

Comparé au fourmis aux oiseaux à n’importe quel animal, l’homme est seul à devoir présenter des papiers pour passer une frontière, pénétrer une propriété privée. Pire, il doit demander la permission pour avoir droit à une activité vitale. Non pas que la liberté animale soit enviable: Après tout la liberté du loup ou d’un canard sauvage s’accompagne du risque d’être tiré sans justification aucune. Toujours est-il que l’être humain pour avoir poussé très loin les limites de sa nature s’est retrouvé contraint à une liberté toute relative. Comme on dit, une liberté qui s’arrête là où commence celles des autres. (Or, en regard de la position d’homo sapiens sapiens au sommet de la pyramide alimentaire, nos terrains de chasse ne sont pas proportionné, notre prochain est bien trop proche.)

Donc la liberté naturelle du chasseur-cueilleur à qui la nature est donnée comme une ressource généreuse et d’apparence inépuisable s’est trouvée bridée. Par son efficacité et sa trop grande prolifération, homo s’est trouvé contraint d’organiser la façon de puiser les ressources par un maillage de règles couvrant petit à petit l’ensemble de la planète. C’est la vie sociale, la propriété (privée ou pas), c’est la politique. Si bien que dès la naissance au lieu d’être riche comme un goéland dont l’horizon est vaste et dégagé, le petit homme arrive au monde endetté et contraint de lutter ne serait-ce que pour trouver quelle seront ses moyens de subsistance.

Ainsi la société est une sorte de prison pour l’homme, un instrument qui contredit sa nature. Pourtant, chacun devrait pouvoir bénéficier de sa part minimale de ressources pour assurer sa subsistance. Ne serait-ce qu’un lopin de terre (à défaut d’un véritable terrain de chasse). Ce minimum devrait être un droit. Mais ce droit n’étant pas réalisable (en raison de la propriété privée et d’une relative surpopulation) la société se doit de fournir une compensation à cette aliénation fondamentale.

Pour moi, c’est là l’esprit du revenu de base. La reconnaissance d’une dette de l’organisation sociale envers les personnes qu’elle administre. Une compensation du vol que représente la propriété privée.

Publicités

Economie expérimentale

Depuis 2008, et la crise des dettes souveraines qui en sont les conséquences indirectes il devient clair que les monnaies et leur fonctionnement sont au coeur du fonctionnement des sociétés modernes et que leur mécanismes échappent de plus en plus aux gouvernements et donc à la démocratie. Il semblerait donc que pour un retour vers le progrès démocratique une étape nécessaire est la création d’une ou plusieurs monnaies qui répondrait aux exigences de ses usagers.

Les possibilités donnent le vertiges: Pourquoi pas établir une monnaie, dont la parité serait par exemple un tarif horaire universel. Il permettrait de rémunérer un travail d’informaticien, de boulanger à un tarif universel ! Combien de temps un système pareil mettrait-il à unifier les économies mondiales?

Une telle économie expérimentale et conceptuelle existe-t-elle? Pourquoi n’est-elle (ou n’a-t-elle pas) été explorée par les organisations internationales comme l’ONU, le FMI, la Banque mondiale ? On peut imaginer évidemment que ça ne serait pas à l’avantage des multinationales qui spéculent justement sur les différences pour créer des bénéfices. Mais il doit bien exister des rapports d’études passées.

Quelle serait le chemin pour atteindre une monnaie internationale solidaire qui supplante le dollar? Est-ce que les monnaies locales comme le Sol-Violette et le Bristol pound pourrait se mutualiser et créer des nouveaux échanges intercommunautaires et à terme se convertir en une nouvelle monnaie solidaire transnationale. Pas évident ! Mais il n’est pas interdit d’espérer. Et c’est peut-être plus réaliste que de compter sur la Banque mondiale.

Ensuite, il y a l’étrange « Bitcoin » qui a l’avantage d’être créer de façon mathématique par la puissance de calcul d’ordinateurs en réseau. Il n’est pas détenu par les banques. Et sa rareté est organisée par une difficulté exponentielle de créer plus de monnaie! Intéressant. Ses débuts obscurs et ses usages marginaux le réservent probablement à un monde de geeks.

Par contre, la tendance de fond est nettement à l’économie directe organisée horizontalement en peer-to-peer. Des échanges tels qu’ils ont été imaginés par le logiciel libre et le partage globalisé des ressources virtuelles. Clairement, c’est maintenant le crowdfunding et les fablabs qui prennent le relais.

Les échecs – pourquoi?

Parce qu’on apprend de ses erreurs!